XXe siècle, jusqu’en 1944

 

Le XXe siècle est une période où les documents sont plus nombreux en ce qui concerne Oradour. Il y a les premières cartes postales, et les photos conservées à l’extérieur du bourg. Aussi quelques témoins de ce temps ont pu livrer leur récits, et témoigner de la vie à Oradour jusqu’au 10 juin 1944. Tous ces témoignages nous racontent la vie, mais aussi l’ambiance du bourg qu’on pouvait trouver à Oradour.

 

La halle est refaite pour la dernière fois en 1903.

 

L’arrivée du tramway en 1912 à Oradour transforme la vie du village. Il y a beaucoup plus d’échanges avec les grandes villes. On n’est plus qu’à 1h15 de Limoges. Le tramway apporte l’électrification du bourg, puis celle de la campagne. Le pont est modifié. L’inauguration de la ligne a lieu le 17 août 1911.

 

 

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Dans la Haute-Vienne un important réseau est dressé, établi par les Ponts et Chaussées. Voir le plan du réseau des Chemins de fer de la Haute-Vienne en annexe. Oradour a le bonheur d’être traversé par une ligne de tramway, situé entre deux villes importantes : Limoges et Saint-Junien. L’électricité est vendue par la compagnie des Chemins de Fer de la Haute-Vienne. La gare des tramways est installée au nord du village, elle comprend deux bâtiments : le premier est destiné aux voyageurs, le second est une halle à marchandises. La ligne qui traverse le bourg est composée d’une seule voie métrique. Les tramways se croisent au niveau de la gare par un dédoublement de la voie.

 

La première guerre mondiale est une saignée dans la population d’Oradour. La plaque dédiée aux morts de la guerre 1941-18, encore visible dans l’église, liste 97 victimes. Depuis les années 1920, l’agriculture subit une crise économique aggravée par l’exiguïté des exploitations et la médiocrité des sols. La traction se fait essentiellement par des bœufs. L’élevage domine. Les cultures vivrières assurent l’autosuffisance des familles sur les exploitations. Les animaux de basse cour sont l’activité et les revenus des femmes.

 

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Un préau est ajouté à l’école des garçons située près de la gare. L’école des garçons est accolée à la mairie. Dans le même secteur, la poste est construite en 1927. C’est un bâtiment fortement orné de modénatures en façade, comparé aux constructions du bourg. Sa couverture est faite d’ardoises, ce qui est peu courant dans le bourg, la tuile étant plutôt de rigueur.

 

Dans les années 1930, l’activité musicale est intense à Oradour. Les concerts, les représentations théâtrales, les bals et autres réjouissances animées par les sociétés musicales, se multiplient et rythme la vie des Radounauds (nom des habitants d’Oradour). En 1937, l’éclairage public est installé.

 

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Les frairies d’Oradour sont célèbres, ce sont des fêtes qui ont lieu deux fois par an, animées par la retraite aux flambeaux, la fanfare, la course cycliste, une journée des commerçants et des bals. Elles s’étalent sur tout un week-end. Elles attirent beaucoup de monde et sont très attendus des enfants gourmands d’attractions foraines. La frairie prévue pour les 27-28 août 1939 est annulée du fait de l’entrée en guerre. En dehors des frairies régulières, l’activité de pêche sur la Glane est importante. Il faut dire que cette rivière s’est taillée une réputation de rivière poissonneuse. Deux fois par an, la société de pêche d’Oradour organise des concours qui se terminent souvent dans les restaurants du bourg.

 

Oradour-sur-Glane, comme beaucoup de paroisses limousines, a une population catholique peu pratiquante. Mais elle sait demander les services de l’église pour les grands évènements : baptêmes, communions, mariages.

 

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Les activités à Oradour en 1944

 

Le bourg d’Oradour regroupe tous les services publiques d’un village ordinaire :

- 1 mairie,

- 4 écoles, école enfantine, école des garçons, école des filles, école des Lorrains,

- 1 poste, quatre employés dont deux facteurs

- 1 gare du chemin de fer départemental

- 1 recette buraliste

 

Jusqu’en 1944 des cartes postales ont été éditées et envoyées depuis Oradour. Le nom de l’éditeur était en fait le nom du vendeur, on retrouve alors sur les cartes les noms Desourteaux, Mercier, Beau, noms de commerçants d’Oradour.

 

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Les activités à Oradour sont nombreuses :

 

- 5 coiffeurs

- 3 cordonniers

- 3 hôtels-restaurants

- 3 épiceries

- 1 feuillardier

- 5 menuisiers

- 5 cafés

- 1 carrier-puisatier

- 1 sabotier

- 3 couturières

- 2 boulangeries

- 2 boucheries

- 1 boucherie - charcuterie

- 1 mercerie

- 2 quincailleries

- 1 plombier-zingueur

- 1 garage

- 1 tailleur

- 2 marchands de vin

- 1 agent d’affaires

- 3 marchands de tissus

- 1 maçon

- 3 auberges

- 2 charrons

- 1 monteur-électricien

- 1 marchand de laine, filateur

- 1 maréchal ferrant – forgeron

- 1 cidrerie

- 1 pâtisserie

- 1 forgeron

- 1 marchand de bois

 

Certaines des activités citées ci-dessus sont réunies en un même lieu. Il n’est pas surprenant d’avoir par exemple un café coiffeur ou une auberge cimenterie.

 

 

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Carte Postale - Entrée du village par la route de Limoges.